Les premiers jours de trek

12 à 15 jours de marche sont nécessaires pour accomplir ces 150km ! Nous partons sans porteur et sans guide. Ce choix est motivé par le fait que nous serons quatre sur des chemins fréquentés et bien balisés pendant cette période touristique. Nous préférons également porter nos sacs plutôt que de meurtrir le dos d’un népalais avec une charge de 40kg.

 

Le 15 octobre

 

On quitte Pokhara à 5h du mat’ pour prendre notre bus pour Besisahar, ville-départ principale du trek du tour des Annapurnas. Le bus local est bondé, Juliette et Aurélien se retrouvent à l’avant, serrés, assis sur le carré de tissu qui recouvre le moteur. Certains touristes retardataires se retrouveront meme sur le toit, faute de place. 3h30 de route tape-cul plus tard, on enregistre nos permis de trekking à Besisahar. On saute sur le toit d’un autre bus pour nous emmener à Bulbule, 12km plus loin. Surélevé de 3 mètres au-dessus de la route, on suit la vallée et la rivière Marsyangdi. La vue est superbe. Le côté moins fun : la route est très caillassée et nos derrières s’en souviendront plusieurs jours ! Le bus se fait arrêter par la police pour transport illégal de passagers sur le toit. On reprend la route après 20mn, sans qu’on nous demande d’y descendre. Nous faisons la rencontre d’Adrien, un américain de 31 ans qui part comme nous faire le tour des Annapurnas. Il voyage en solo. On commence à discuter et on sympathise rapidement.

 

 

Nous descendons à Bulbule et commençons à marcher vers Ngadi, avec notre nouveau compagnon de route.

 

— Bhulbule (840m) -> Ngadi (890m) – 4km, dénivelé : +50m, durée :1h30

Tracé GPS : https://www.strava.com/activities/414014974

 

Les paysages sont sympathiques, quoique la construction d’une centrale hydro-électrique par une compagnie chinoise gâche un peu la vue.

 

Petite mise en jambes pour ce premier jour de marche ! Nous voilà arrivés tous les cinq à notre première lodge. Très rudimentaire mais suffisante pour nous. Le paysage environnant est verdoyant, on entend le bruit de la rivière en contrebas.

 

On traverse notre premier pont suspendu, épreuve réussie, surtout pour Aurélien qui a le vertige ! Nous négocions la gratuité des chambres, chose courante ici quand on est en groupe. Au menu ce soir, Dal Bhat : plat national à base de riz et de lentilles avec un curry de légumes. On se couche tôt : réveil à 5h30 pour le lendemain.

 

 

Le 16 octobre

 

On part pour notre premier véritable jour de trek. Objectif : Jagat !

 

— Ngadi (890m) -> Jagat (1300m) – 12Km, dénivelé : +410m, durée : 4h30

Tracé GPS : https://www.strava.com/activities/414015755

 

Après avoir pris notre petit dej, on commence à emprunter les sentiers. Nous sommes surpris par les paysages si verdoyants ! C’est magnifique, les étendues de rizières sculptent les montagnes.

 

Les villages traversés sont typiques : petites habitations en mur de pierre, vaches, brebis, poules sur les sentiers. Les gens vivent simplement et ont tous le sourire quand on les salue avec un « Namaste » ! Quelques belles montées sur le chemin, plusieurs ponts suspendus à traverser mais les récompenses visuelles sont à chaque fois extraordinaires.

 

Nous arrivons vers 14h30 à Jagat avec un nouveau compagnon de route : Sébastien, un français, venu trekker seul aussi. Il se joint à nous pour trouver une lodge pour le soir. Les chambres sont clean, il y a de l’électricité et du wifi, en plein milieu des montagnes… On ne s’attendait pas à autant de confort et de modernité ! La nourriture est aussi de qualité et consistante. Nous testons les MOMO, plat d’origine tibétaine, raviolis fourrés de légumes ou de viande. Excellent ! Les légumes proviennent directement du jardin.

 

Après tant d’efforts, au dodo à 21h !

 

 

 

Le 17 octobre

 

Nous partons tous les 6 direction Dharapani.

 

 Jagat (1300m) -> Dharapani (1900m) – 15km, dénivelé : +600m , durée env 6h

Tracé GPS : https://www.strava.com/activities/415903557

 

Les paysages sont toujours verdoyants. Le soleil levant sur la végétation donne des superbes couleurs. Ca monte pas mal aujourd’hui ! Les premières difficultés physiques se font ressentir. Au bout d’une montée, on aperçoit Tal, un village au bord d’une plage naturelle créée par la rivière. Les montagnes descendent des 2 cotés à pic, la vision est marquante, on se croirait dans un petit paradis, un paysage du Seigneur des anneaux. Nous longeons la plage de sable blanc et traversons le village. Exténués, nous faisons tous les six vers 13h une petite pause déjeuner à Karte. On trace ensuite jusqu’à Dharapani : les filles par la jeep road, les gars par la route de trek, un peu plus vallonée.

 

Nous dénichons une charmante lodge tenue par une souriante népalaise. De jolies petites chambres colorées entourent un jardin aux fleurs oranges : juste parfait pour se reposer et faire nos étirements !

 

Le soir, ça commence à bien cailler dans les chambres ! On se réchauffe avec du Lemon tea, boisson indispensable aux 4 Tickets Please pendant toute la durée du trek !

 

 

Le 18 octobre

 

On part pour Chame, le matin vers 7h. La marche est agréable, quoique un peu fraîche !

 

— Dharapani (1900m) – Chame (2710m) – 16km, dénivelé : +900m – durée env. 5h

Tracé GPS : https://www.strava.com/activities/415903632

 

Les paysages commencent à changer. Nous traversons des champs de blé et des prairies aux couleurs orangées.

 

Après le village de Danagyu, on rentre dans une forêt de pins. Au loin, un cours d’eau large qu’on traverse en sautant sur les pierres, puis une montée en escaliers. La montée est longue (vous avez vu le dénivelé pour ce jour là ?!), pénible, mais on y arrive. Plus tard, nous rencontrons un couple d’anglais, Sam et Steeve avec leur guide, très sympathiques. On les suivra jusqu’à Manang.

 

Seb nous attend à Timang sur le rooftop d’un resto. Le village, planté dans la forêt, est mignon et tranche avec les autres dejà vus. Du haut du rooftop, la vue est incroyable, au loin le Manaslu enneigé à 8000m et autour de nous une barrière rocheuse en arc de cercle.

 

La suite de la route sera plus simple. Les rizières font place à une végétation plus éparse.

 

Arrivés à Chame, il est temps d’acheter bonnets et gants !