Amed, village balinais aux petits airs de paradis

Avant de découvrir l’Indonésie, plusieurs voyageurs rencontrés sur la route nous avaient confié avoir été déçu par l’île de Bali : trop touristique, bondée de touristes australiens, paysages pas sensationnels…

 

Nous verrons par nous même ce qu’il en est… et au contraire, nous ne serons pas déçus !

 

La découverte commence dans les airs, à travers le hublot ! De là-haut on aperçoit les plages, les nuages au-dessus des volcans et les forêts à perte de vue…

 

Atterissage à l’aéroport de Denpasar le 10 janvier, direction Amed, petit village de pêcheurs situé au nord est de l’île. C’est sur les conseils d’un couple d’amis que nous avons choisi Amed comme première destination. Nathalie et Olivier y avaient passé un mois et avaient adoré !

 

Le trajet entre Denpasar et le village est magnifique. On vous avait déjà parlé de nature verdoyante dans d’autres pays et bien celle-ci est encore plus exubérante ! Le riz n’est pas encore coupé, la route s’enroule dans les collines volcaniques et le mont Agung, plus haut volcan de l’île, nous surplombe au loin.

Arrivés à destination, le taxi nous dépose devant Bila Bungalows et Restaurant, une chouette guesthouse au bord de la rue principale. Ketut, le serveur de l’hôtel nous propose un welcome drink et nous montre les jolies chambres, on se sent déjà comme à la maison !  Nous faisons également connaissance de Tristan, un français de 24 ans, instructeur de plongé chez « No Fear Diving » au sein de la guest. Il nous présente les niveaux de plongée et les différents spots de la région qui font partis des plus beaux du monde… Juliette, Aurélien et Cindy optent pour un baptème de plongée. Sylvain souhaite s’attaquer au premier niveau de plongée : L’Open Water.

 

Dès le lendemain il se jette à l’eau pour passer les premiers exercices. 3 jours et 5 plongées en tout pour obtenir la certification PADI Open Water. Voici le déroulé des 3 jours :


– 1er jour : après avoir potassé la théorie quelques jours auparavant, il est temps de passer à la pratique. On monte le matériel, on s’équipe et on prend la direction de la plage. Pour la première plongée, me voilà à genoux, à 3 mètres de profondeur avec un tuyau de plastique dans la bouche. Ce poumon artificiel va cependant vite m’être retiré pour simuler des situations d’urgence comme le non fonctionnement de ma bouteille. Les exercices s’enchaînent, je me sens vite comme un poisson dans l’eau. On termine cette première plongée par une exploration des fonds marins de la plage d’Amed.

 

– 2ème jour : deuxième plongée, révision des exercices dans une piscine à deux pas de l’épave du Liberty.

Troisième plongée : après quelques exercices techniques plus avancés, Tristan, l’instructeur, m’accompagne à la découverte de l’épave du Liberty. Nous évoluons autour de celle-ci comme en apesanteur. La rencontre avec d’énormes tortues de mer est saisissante, je n’ai plus envie de remonter à la surface…

 

– 3ème jour : quatrième plongée, nous prenons la direction de Tulamben et son mur vertigineux. Appelé aussi le « tombant », ce mur de 70 mètres de profondeur est riche en faune marine. Nous atteignons rapidement les 18 mètres, limite que l’on ne peut pas dépasser en PADI Open Water. On a la sensation d’être en chute libre pendant de longues secondes vers un fond marin inatteignable.

Cinquième plongée, la der des ders, on termine les exercices avancés puis on repart à l’assaut du mur. J’ai l’impression d’être resté 10 minutes sous l’eau alors que ça fait déjà 45 minutes que l’on palme autour des poissons.

 

Le PADI Open Water se conclut par un examen écrit et surtout un bon apéro.

J’en profite pour remercier chaudement Tristan, passionné par son métier. En dehors des cours, nous avons pu discuter de longues minutes sur la technique mais aussi sur la préservation du monde marin qui m’était vraiment inconnu. Un univers fragile qui nécessite l’attention de tous.


 

C’est ensuite au tour de Juliette et Aurélien d’enfiler les combinaisons !

 

Le lieu, Temeluk, est réputé pour la diversité de ses poissons et de ses coraux mais également pour une épave de bâteau coulé pendant la seconde guerre mondiale, le US Liberty. C’est sur celle-ci que nous allons plonger.

 

Après cinq exercices de base pour s’habituer à l’équipement nous rentrons dans l’eau par la plage à la découverte d’un monde inconnu ! Le récif abonde de coraux et d’algues en tout genre et s’enfonce vers l’épave du bateau. Des centaines de poissons multicolores nous entourent ! Après une première plongée un peu cahotique dûe aux forts courants, nous replongeons une heure plus tard pour découvrir de plus près l’épave, colonisée par des dizaines d’espèces sous-marine plus colorées les unes que les autres. C’est impressionnant et nous en gardons un souvenir mémorable !

 

Malheureusement, le baptême de plongée fut pour Cindy un vrai calvaire. Au bout de cinq minutes d’immersion dans l’eau, une sensation d’oppression et de manque d’oxygène me fait remonter très vite à la surface. Hors de question pour moi de continuer, cette courte expérience me suffira ! Déçue de ne pas avoir pu découvrir ce monde marin et à la fois rassurée de pouvoir respirer à plein poumons…

 

 

Nous resterons en tout une semaine dans ce village tranquille pour se reposer et profiter des lieux.

 

Découverte des spécialités culinaires balinaises dont le poisson tout frais pêché de Sari (le Mai-Mai est un délice !), les brochettes de Satay, le Gado-Gado (plat végétarien plein de légumes), les Nasi Goreng… tout est excellent !

Couchers de soleils rougeoyants derrière le volcan Agung, depuis la plage ou le rooftop de chez Tristan !

Sorties en snorkelling dans la baie de Jemeluk : survol des récifs peuplés de poissons en tout genre ainsi qu’un petit temple balinais sous-marin.

 

Cours de Yoga, découverte pour nous. Très reposant face à la mer et à la tombée de la nuit !

 

Tour en scooter autour de la partie est de l’île. Les petites routes sont sinueuses et très fleuries. Pas un autre touriste en vue ! Nous traversons les villages à la recherche d’une plage accueillante pour se rafraichir. La mousson est en retard et le soleil tape encore très fort !

 

Après avoir longé la côte, la balade se poursuit dans les terres vers le Water Palace de Tirtagangga qui signifie « Eau du Gange ». Dôté de fontaines, de bassins et d’une végétation abondante ce lieu de détente rassemble les familles au coucher du soleil.

 

Une superbe balade d’une centaine de kilomètre tout de même !

Nous quittons douloureusement ce paisible petit paradis et disons au-revoir à Tristan et Ketut autour d’un shot d’Arak Attak. Départ à minuit le 17 janvier, à l’attaque du Mont Agung et son sommet à 3140m !

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